En occident le bouddhisme rencontre succès sans cesse croissant et la majorité de ses nouveaux adeptes est issue du vivier énorme de la religion chrétienne et notamment en France où plus de cinq millions de personnes s'en disent proches. Il y est aussi reconnu comme quatrième religion par l'état, dispose d’une riche production éditoriale, de 200 centres de méditation où 15 000 personnes se retrouvent régulièrement et d’une émission télévisée le dimanche matin.

  L'engouement pour cette philosophie, et il s'agit plus d'une philosophie que d'une religion, n'est pas seulement la résultante de facteurs politiques tels que l'occupation du Tibet, l'exil de nombreux Tibétains depuis 1950 et les nombreuses visites du dalaï-lama Tendzin Gyatso mais la conséquence du rejet progressif des dogmes de l'église chrétienne favorisé par l'augmentation de nos connaissance et diffusées par un nombre sans cesse croissant de médias. Le rationalisme occidental s'accorde de moins en moins avec le dogmatisme et le cérémonial qui tente de le légitimer; il a besoin de comprendre, d'expliquer et, en matière de spiritualité, la philosophie bouddhiste s'impose peu à peu comme celle qui lui convient le mieux. Deux courants bouddhistes sont présents en France: le zen et le tibétain. Le courant zen de tradition chinoise représente environ un tiers des adeptes ou sympathisants dont en majorité des hommes car plus centré sur le rationnel et "moins coloré" que le courant tibétain.

  D'après les statistiques un grand nombre d'adeptes est constitué de personnes âgées entre 35 et 50 ans, qui ont pour la majorité un niveau d'étude assez élevé (bac+4) et qui perçoivent cette dialectique comme étant la moins formaliste et la plus tangible pour leur recherche spirituelle. Mettant l'accent sur l'effort personnel et la voix intérieure, le bouddhisme est vécu par beaucoup de ces adeptes comme une voix spirituelle viable d'autant plus qu'elle permet de lutter efficacement contre le stress et son cortège de conséquences néfastes. Il y a cependant un bémol à cette expansion spectaculaire car il semblerait qu'elle soit due à une compréhension somme toute assez relative des fondements du bouddhisme. Parmi le très grand nombre de sympathisants recensés on trouve des personnes qui le sont parce qu'ils croient en la réincarnation et l'apprécient comme une forme d'immortalité, ou bien d'autres qui utilise le bouddhisme comme une thérapie, et enfin ceux qui adhèrent au mouvement, inspirés par cette certaine couche de la population qui s'en fait une mode. Au final, il n'y a malheureusement que très peu de pratiquants au regard des chiffres qui promettaient une alternative autre qu'une société n'évoluant que sur les bases du matérialiste et comme aimait à le répéter le Bouddha Sakyamuni: "les gens sont tellement attachés à leurs vie et à leurs désirs!"

  Il n'y a donc pas lieu de se réjouir de cet enthousiasme grandissant pour la philosophie bouddhiste en occident et notamment en France, car peu ou mal étudiée, elle abouti souvent chez le plus grand nombre à des interprétations erronées, voire contradictoires avec le message originel et fondamental transmis par le Bouddha.

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Citations attribuées au Bouddha